MAGALMA
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EROS
et PORNOS
EROTIKIUM
Page en cours augmentée le 3 avr
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Je m'étonne qu'à notre époque d'obsession sexuelle généralisée, d'étalage à outrance par la presse et les médias des faits divers sexuels les plus malaisants, on n'entende jamais parler de cette sexualité en sous-sol à laquelle pourtant tous les jeunes garçons pouvaient être confrontés quotidiennement et qui il n'y a pas si longtemps proliférait pourtant sous de nombreux trottoirs dans les villes les plus huppées. Et en écho à la récente version "Metoo-Special garçons" (il n'y a pas que les femmes agressées sexuellement) il ne serait peut-être pas inutile de rappeler ce qui se passait dans les toilettes publiques à l'époque où il y avait encore des pissotières en sous-sol, particulièrement aux alentours des collèges ou des lycées... De plus, au temps où Internet et les portables n'existaient pas, c'était souvent la première approche du sexe (exhibitionnisme) et du porno (graffiti) auquel un jeune garçon pouvait être confronté. Pour illustrer sans filtre ce sujet quasi-inédit, ci-dessous un premier récit autobiographique assez explicite et que je désespérais de pouvoir raconter un jour.
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Récits et Confidences Histoires Irracontables (Et pourtant vécues)
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1- Dans l'ombre de la tasse ( ou Les marionnettistes ) (Faits authentiques présentés ici en priorité car relevant de comportements à ma connaissance très rarement évoqués. Ce texte est si représentatif de ce dont on ne parle jamais en matière de pratiques sexuelles qu'il justifierait peut-être à lui seul toute la rubrique .)
C'était l'époque où il y avait encore beaucoup de toilettes publiques... D'abord des vespasiennes bien visibles en surface mais aussi des urinoirs souvent installés en sous-sol. Comme ceux de l'avenue de Saint-Cloud à V. pas très loin du lycée et près desquels je passais pour aller prendre mon bus. Je me souviens que mon père m'avait dit de ne pas aller dans ces trucs-là et plus spécialement dans celui-ci sans me donner des raisons précises mais plutôt comme quoi c'était assez sale et que je risquais d'y attraper des microbes ou de glisser sur des immondices. Il m'avait d'ailleurs conseillé de prendre mes précautions avant de sortir du lycée où je devais à l'époque être aux alentours de la quatrième donc vers mes treize quatorze ans. Cet édicule souterrain invisible dont je ne voyais que le début des marches qui y descendaient, me paraissait plutôt calme à en juger par les quelques bonshommes qui s'y rendaient ou en remontaient tranquillement. Pourtant, d'une manière inattendue et assez curieusement, mon voisin en cours de français me dit un jour en plaçant sa main en abat-son devant sa bouche : " Ils en mettent du temps pour faire pipi les monsieurs avenue de St-Cloud, hein Gromet ! " C'était celui qui aux interclasses racontait des histoires cochonnes et qui s'imaginait que je ne les comprenais pas parce que ma mère ne m'avait sûrement pas encore parlé de la chose. Mais pourquoi m'avait-il dit ça et sûrement à propos de cette tasse (urinoirs en sous-sol) de l'av. de Saint-Cloud ? Y allait-il ou y était-il allé lui-même ? Ou bien n'était-ce qu'une bêtise de plus qu'il me balançait ? En tout cas un peu plus tard, j'aperçus un garçon du lycée y descendre tranquillement bientôt suivi par un type courant presque et visiblement pressé de se soulager. Peu après comme le lycéen remonta promptement l'air un peu dégoûté, j'ai pensé que la mise en garde de mon père concernant l'hygiène de ce lieu n'était probablement pas superflue. Par chance aucune envie pressante ne m'avait encore contraint de descendre dans ce local problématique. Mais comme les propos de mon camarade concernant des "monsieurs" en rapport avec ce petit coin continuaient de me hanter, je me suis dit que quelque chose devait m'échapper aussi décidai-je, à l'occasion de mes passages réguliers d'observer avec plus d'attention les descentes et les remontées dans et depuis ce gouffre qui n'était quand même pas celui des enfers. Et le fait est que des hommes que j'avais vu y descendre, n'en remontaient pas de tout le temps que je mettais pour passer puis attendre le bus, parfois assez longtemps, à l'arrêt d'où le lieu en question était bien visible. Il s'agissait le plus souvent de gens d'âge moyen d'allure assez urbaine, voire distinguée, en complet veston ou les mains dans les poches d'un imperméable, les cheveux un peu gominés avec une raie, franchouillard, look inspecteur de la RATP ou représentant de commerce. -Si j'arrivais à en voir certains refaire surface dans un délai grosso modo approprié, très souvent le compte n'y était pas, le nombre des ressorties demeurant nettement déficitaire. De toute évidence quelques-uns là-bas en dessous semblaient effectivement mettre pas mal de temps pour faire pipi. Comment pouvait-on s'attarder dans un endroit pareil ? IIs avaient peut-être le nez bouché. Et puis peu de temps après arriva ce qui devait arriver un jour, ou bien bloqué dans l'embouteillage je pissais sous moi dans le bus ou alors je descendais me soulager en urgence dans l'antre fatidique. Une fois cette dernière option prise je ne tardai pas à découvrir un sous-sol qui ne sentait rien de spécial et visiblement d'un entretien correct. Par contre il faisait assez sombre car s'il y avait bien un plafonnier l'ampoule manquait et seule la lumière du dehors parvenait très atténuée. Etant seul je choisis l'urinoir du milieu pour avoir mes aises car ils étaient contigus et pas très larges. Ma solitude n'eut qu'un temps car j'entendis presque tout de suite qu'on descendait rapidement l'escalier et vis apparaître un homme qui vint se placer à ma gauche, bientôt suivi par un deuxième qui se mit presto à la place libre sur ma droite. Je pris cet air détaché qui consistait à faire semblant de m'intéresser au mur devant moi où, juste un peu au-dessus, je ne tardai pas à distinguer le dessin en cinémascope d'un phallus de belle taille. Pas d'erreur on était bien chez les hommes. Si je prenais soin de ne pas me montrer indiscret avec mes voisins, il me semblait qu'il n'en allait pas de même pour eux et que dès leur arrivée ils avaient plutôt tendance à tourner la tête vers moi en remuant fortement leur appendice pénien comme pour se l'égoutter alors même qu'ils n'avaient auditivement même pas commencé d'uriner et qu'ils n'en éprouvaient pas apparemment un besoin pressant. On dit aussi qu'il est difficile d'uriner en érection alors si j'en jugeais par les bâtons de berger que j'apercevais osciller de haut en bas des deux côtés de ma jeune personne, ce n'était pas un soulagement urinaire qu'ils envisageaient. Et quand le monsieur de droite se mit à empoigner son sexe et à lui imprimer un mouvement de va-et-vient de plus en plus rapide tout en me reluquant de l'oeil gauche, je compris que ses besoins n'étaient pas de ceux qu'on venait satisfaire habituellement dans ce lieu. Comme j'en avais pratiquement fini et pensai m'en aller au plus vite suffisamment renseigné sur ce lieu dit "des monsieur qui en mettent du temps pour faire pipi", quelqu'un descendit l'escalier. Aussitôt mes deux voisins rectifièrent la position et, s'étant un peu tournés dans l'autre sens pour procéder à une rentrée discrète mais aussi rapide que possible du matos, quittèrent les lieux tranquillement. L'homme providentiel qui m'avait comme sauvé la mise entra dans le cabinet dont il referma la porte donnant aussitôt un bon tour de verrou réconfortant. Je me sentais plus détendu et en profitai pour me laver les mains au lavabo. Mais je n'étais pas encore au bout de mes sinistres surprises concernant ce lieu dit d'aisance. Car si les vécés étant fermés de l'intérieur, je me sentais désormais à l'abri d'une quelconque agression, c'était compter sans le trou. Je l'avais remarqué en arrivant ce trou dans la porte du cabinet et il m'avait paru bien grand par rapport à ceux qu'on y trouve quelquefois, ces petits oeilletons souvent bouchés à l'intérieur par un petit cornet de pq. Celui-là était carré et propre à autoriser le passage d'une main ou tout comme. Et je m'étais dit qu'il fallait être vraiment peu discret ou en proie à un accès de voyeurisme sans précédent pour zyeuter quelqu'un dans son intimité, ne serait-ce qu'une seconde en passant, à travers un pareil trou dont l'usage plutôt inattendu allait toutefois m'être révélé d'un seul coup. C'est pourtant vrai que ça ressemble à une grosse bête. Quand c'est sorti j'ai vu comme une espèce de reptile rosâtre qui a vite dressé sa tête d'un rouge plus foncé vers le haut paraissant se gonfler au maximum. Pas d'erreur, c'était bien un pénis de belle taille qu'on venait d'exhiber ainsi sous mes yeux ébahis. Et au cas où j'aurais pu douter que cet engin surgi de nulle part et semblant vivre d'une vie autonome appartenait au type que j'avais vu entrer, j'entendis d'abord peu différencié du tsss-tsss du petit bruit d'eau ambiant, un "tu sussss" assez distinct, réitéré plusieurs fois, et dont l'intonation peu marquée ne me permit pas de savoir si c'était une suggestion ou une injonction. La sidération me força à rincer mes mains plus longtemps que nécessaire et je n'ai trouvé la volonté de refermer le robinet qu'en entendant à nouveau des pas descendre l'escalier. Au même moment je vis la drôle de bête disparaître d'un seul coup comme ravalée en urgence par la porte. Je me secouai rapidement les mains et repris vite mon sac sans m'attarder davantage. Au passage je croisai un type me semblant des plus anodins mais n'avais-je pas trouvé à l'autre, au montreur d'espèces rares, un air tout ce qu'il y a de discret et réservé ? N'importe, cette exhibition pour le moins inattendue, quelque part entre le grotesque et le sublime, assez géniale quelque part, plutôt risible finalement, m'avait à l'époque pas mal remué. Une fois dehors en voyant les gens déambuler tranquillement je me suis demandé s'ils se doutaient seulement de ce qui pouvait se passer sous leurs pieds ou à quelques pas de leurs petites boutiques à emplettes. Pour ce qui concernait le montreur de marionnettes, je décidai d'attendre un moment alentour pour voir à quoi pouvait bien ressembler à l'air libre cette espèce de passe-muraille de l'obscène. En attendant je ne pouvais m'empêcher de l'imaginer la joue contre la porte, le corps plaqué au maximum pour faire sortir le plus possible sa queue de l'autre côté. Par chance je ne mis pas longtemps à le voir remonter, l'air tout à fait calme et serein, les mains dans les poches d'un petit imperméable bonhomme et passe-partout et se diriger vers une voiture assez cossue garée un peu plus loin tout en feuilletant son agenda avec l'air sérieux et la bonne figure du représentant qui va visiter son prochain client. Mis peut-être allait-il poursuivre un périple dont l'endroit actuel n'était qu'un jalon parmi tous ceux dans lesquels il réitérait une prestation qui paraissait bien rôdée et destinée à être multipliée au cours d'une tournée sans doute déjà habituelle et quotidienne ? C'est alors qu'un autre trou me revint en mémoire, tout à fait semblable à celui de la porte mais dans un mur celui-là, un mur séparant deux cabinets justement. Bon sang mais c'était bien sûr, cet agencement existait ailleurs et probablement à des fins comparables, donnant lieu à des tournées plus ou moins régulières de la part d'individus plus ou moins assidus. J'avais l'impression d'avoir découvert quelque chose d'extraordinaire et je me suis demandé combien de gens parmi les personnes qui faisaient bourgeoisement leurs courses ou promenaient leur chien tranquillement sur l'avenue pouvaient connaître l'existence de ces moeurs souterraines ne serait-ce que par ouï-dire ou par supputation. Pour ma part j'en avais déjà appris suffisamment sur la question et ne redescendis pas de sitôt dans ce local aux surprises, aménagé façon Guignol. Toutefois en voyant y descendre quelqu'un je ne pouvais m'empêcher de penser qu'il y allait peut-être pour le trou et faisait en ce cas partie de la bande des marionnettistes. Cette suspicion avait pour effet de raviver ma sidération et s'il s'agissait d'un quidam connu honorablement dans le coin elle atteignait une intensité supplémentaire pour devenir tout bonnement insupportable les fois où je crus reconnaître un brave prof du lycée ou même le maire en personne ! Mais le coup de gong me fut asséné lorsque je vis s'y engouffrer le camarade qui m'avait parlé sur un ton allusif de cet endroit comme d'un lieu où il se passait probablement de drôles de choses et peut-être m'inciter à m'y rendre moi-même, vu que ça avait des chances de m'intéresser. Mais lui pourquoi y allait-il ? Etait-il un habitué ? Et si oui à quel titre ? Artiste ou spectateur ? (En m'avisant que dans spectateur il y avait tâteur, je ne fis qu'augmenter ma gêne et varier les possibilités qui s'avéraient décidément multiples par là-bas en dessous.) A la longue j'ai fini par me désintéresser de ce sujet qui finit par perdre l'attrait de la nouveauté et de son piquant jusqu'au jour où j'aperçus un car de police arrêté juste devant et un agent y descendre pendant qu'un de ses collègues restait à l'extérieur en compagnie d'un garçon dans mes âges probablement du lycée qui semblait lui raconter quelque chose. Puis je vis remonter le premier agent en compagnie d'un homme qui cherchait visiblement ses papiers qu'il finit par trouver et présenter au gardien de la paix qui, après avoir échangé quelques paroles, les lui rendit avec un petit signe à son képi puis rejoignit son collègue toujours en compagnie du jeune garçon. Ce dernier parut recevoir comme une observation sur le ton de la remontrance somme toute bénigne mais ferme. Puis les agents remontèrent dans leur fourgon qui démarra aussitôt et s'éloigna en rallumant son gyrophare. Aussitôt un homme monta de la contre-allée et aller rejoindre le garçon. C'était l'occupant d'un appartement d'en face qui de sa fenêtre était un témoin privilégié de ces manèges et avait appelé la police. "Qu'est-ce qu'ils t'ont dit ?" "Que je devais pas accuser sans preuve quelqu'un d'honorable et qui paye ses impôts !" "Et voilà, à chaque fois c'est la même chose, on ne croit jamais le gamin!...Et toi aussi on t'a embêté là en dessous?" Piqué par la curiosité, je m'étais approché. Je répondis que j'avais vu des trucs bizarres... Ce voisin attentif et lanceur d'alerte avait l'air dépité : "Alors comme ça, il suffit de montrer sa feuille d'impôt pour échapper à des poursuites pour attentats sur mineurs ! C'est révoltant. C'est pas la première fois que ça se produit. Ecoutez-moi bien, si ça recommence, venez tout de suite sonner chez moi pour me prévenir et je ferai le nécessaire cette fois vous pouvez me croire !" Il nous dit son nom et rentra chez lui. Je ne me souviens pas d'autres incidents de ce genre autour de ce lieu d'aisance demeuré tout de même assez particulier dans ma mémoire. Par contre je fus témoin d'une autre descente de police cette fois-ci dans les urinoirs attenants au terminus des autocars en face de la gare RG. Ils sont restés un moment en bas et je les ai vus remonter assez tranquillement et là encore repartir dans leur fourgon sans que personne là non plus ne semble avoir été inquiété. Les avait-on appelés, si oui par qui et pour quelle raison ? Etait-ce une visite de routine ? Y avait-il là aussi de temps à autre des montreurs de bêtes curieuses ? Des marionnettistes licencieux sans licence ? Je n'ai pas pu le savoir. En tout cas les scolaires qui fréquentaient ce lieu aux heures de sortie des classes étaient particulièrement nombreux et comme là-bas souvent suivis par des imperméables raglans bleu-marine aux cheveux gominés et à la raie impeccable. Je n'y ai pas revu non plus mon copain de classe qui se contentait durant les cours de se remonter le paf dans son jogging faisant saillir une pointe sur laquelle son voisin sous la table passait la main et tâtait un moment sans être réellement empêché par celui qui pouvait bénéficier de la même faveur sur l'autre en toute réciprocité. Ils pensaient peut-être qu'on ne les voyait pas car ils avaient un peu tiré leurs parkas depuis le dossier de leurs chaises mais ça ne tenait pas et je voyais très bien leurs petits attouchements clandestins. C'était l'âge paraît-il qui voulait ça, un amusement motivé par une simple curiosité souvent sans conséquence sur leur orientation sexuelle d'adulte et sans doute aussi un effet de la non-mixité des lycées et collèges de l'époque. Mais les attouchements n'étaient pas toujours partagés. J' en ai observé un, solitaire au fond de la classe, une main dans le pantalon et les yeux fixés au ciel par la fenêtre, qui se masturbait carrément. Il suffisait de se retourner pour le voir, même si de toute évidence il n'était plus avec nous. Autres temps, autres moeurs ? 2-Trempette au cinéma Je me rappelle un cinéma dans une petite station balnéaire sur la côte sud-est de l'Angleterre. C'était une assez grande salle mais souvent presque vide en semaine dans la journée avec juste quelques jeunes en ce mois de juillet période de vacances scolaires. Le film était déjà commencé quand sont venus s'asseoir une fille et deux garçons deux rangées devant moi un peu sur le côté. Ils avaient environ mon âge, une quinzaine d'années, mais paraissaient être du coin et pas comme moi en séjour linguistique. Les deux gars étaient assis à droite de la fille. Celui qui était juste à côté d'elle semblait la regarder assez souvent ou plutôt ses jambes sur lesquelles il restait un instant avant de revenir sur l'écran. Au fait comment était-elle habillée ? Je n'avais pas fait attention quand ils étaient arrivés mais au bout d'un moment le gars au milieu murmura quelque chose à son voisin et ils se levèrent tous les trois pour aller s'asseoir dans le fond de la salle. La fille portait le top de la mode à l'époque : une minijupe très mini. Je ne tardai pas à me déplacer moi aussi. Je suis allé d'abord tout au fond et comme ils ne s'étaient pas assis aux tout derniers rangs j'ai pu choisir sans faire de bruit un siège pas trop près derrière eux. Assez curieusement d'ailleurs ils n'étaient pas comme précédemment tous les trois sur le même rang. Si la fille était toujours à côté du même garçon, l'autre était assis sur le siège juste devant et le bras gauche étendu sur le dossier d'à côté, avait le plus souvent la tête tournée en arrière pour les regarder. Et ce ne fut pas seulement parce que la fille s'était abaissée sur son siège et que le bras gauche de son voisin semblait occupé à autre chose qu'à lui tenir la main, que je supputai à leur sujet une activité de caractère sexuel car en outre le garçon en question laissait percevoir une certaine agitation cadencée dont la nature me semblait assez intuitive: il avait l'air de se masturber ! Dans quel fantasme m'étais-je peut-être encore laissé aller ? Comme le sol de la salle ne craquait pas, je décidai d'en avoir le coeur net et profitant même d'une scène au clair de lune sur l'écran, je me levai pour me rendre aux toilettes et en passant au niveau de leur rangée le doute n'était plus permis : il se branlait tout en doigtant la copine qui, au bord du siège et sa petite culotte sur les chevilles, écartait généreusement les cuisses sous l'oeil concupiscent du troisième larron ! J'étais passé rapidement comme une ombre et il était évident qu'ils ne m'avaient pas remarqué. Une fois dans les toilettes, je me suis demandé ce que j'allais faire, attendre un moment ou y retourner assez vite. Au bout d'environ dix minutes, je ressortis et m'aperçus qu'ils n'étaient plus que deux. Ou plus précisément que le mateur du rang de devant était assis à côté de la fille à la place de l'autre qui avait disparu. Il l'avait certes remplacé mais dans une configuration légèrement différente et incontestablement plus gratifiante : s'il faisait lui aussi trempette avec sa main gauche dans l'entrecuisse de sa voisine, sa droite était libre de toute branlette car cette fois-ci c'était la fille qui s'en chargeait lui astiquant la queue avec une vigueur manifeste, les deux, la tête bien droite sur l'écran, voulant donner l'impression d'être pris par le film ! Pour me calmer les nerfs après ce spectacle assez inattendu et un rien émoustillant, je sortis de la salle. Dans le hall je vis que l'autre garçon n'était pas parti et fumait une cigarette en faisant les cent pas. Allait-il revenir dans la salle ? Il y avait un petit comptoir-buvette qui était fermé et un flipper branché dans lequel je mis une pièce. Je venais à peine de lancer la troisième boule quand les deux tourtereaux cinéphiles poussèrent les battants de la porte et allèrent rejoindre le troisième qui écrasa sa cigarette et les entraîna dehors. Je sortis à mon tour et les suivis un moment. Formaient-ils un trio qui fréquentait les salles obscures seulement pour s'y livrer à des pratiques sexuelles auxquelles ils ne pouvaient pas prétendre ailleurs ? Habitant chez leurs parents et les caves de leur immeuble n'étant peut-être pas propices à ces jeux d'enfants grandis trop vite, ils étaient voués à ces amusements pas si innocents que ça et qui soulageaient une sexualité le plus souvent cachée mais déjà parfois exigeante en attendant les vraies coucheries du monde des adultes (réelles ou supposées). 3-Le baisodrome 4-Le petit téléphérique (ou On voit tout quand il passe) 5- Petits services entre pays 6-La Bandothèque Voilà un endroit qui pour moi eut un nom prédestiné. Dans ce centre d'informatique je travaillais en effet dans ce service où comme son nom l'indiquait normalement on triait, classait et rangeait les bandes magnétiques qui en ce temps-là constituaient le principal support de stockage du travail des dactylos de saisie et autres perforatrices. C'était une grande pièce à deux niveaux. En bas les râteliers où étaient entreposées les bandes et sur un niveau plus élevé d'environ un mètre cinquante deux bureaux et leurs fauteuils pas très éloignés l'un de l'autre séparés par un muret de fichiers et orientés tous les deux vers les bandes. Une demie cloison séparait les deux niveaux par-dessus laquelle on voyait une grande partie du rangement et s'arrêtait à environ trente centimètres du sol. J'occupais un des deux bureaux, l'autre étant celui d'une collègue affectée elle aussi à ce service. Une femme autour de quarante ans, assez bien faite de sa personne et avec laquelle j'avais sympathisé sans plus malgré sa tendance à porter des jupes plutôt courtes et à croiser et décroiser les jambes assez souvent. J'affectais de ne rien voir car j'avais à peine vingt-cinq ans et les cougars n'étaient pas encore à la mode ni à mon goût. En plus, une fois assise à son travail, elle avait tendance à tenir les jambes assez écartées mais sous le bureau je me disais où est le mal ? D'autant que de ma place, les fichiers entre nous m'empêchaient de voir ce qui n'était finalement qu'un détail mal à propos dans un lieu de travail. Au rez-de-chaussée, juste en dessous, c'était la réception et l'expédition. Deux jeunes gars de seize et dix-sept ans y étaient postés. On les voyait as seul sez souvent car ils montaient ou descendaient des lots de bandes qui nous parvenaient d'autres centres ou y étaient envoyées. On s'est mis à les voir plus souvent, au début j'ai pas compris pourquoi. On venait de quitter l'hiver et un printemps précoce avait incité ma collègue à quitter ses pantalons pour une robe pas très courte mais un rien estival. Moi-même j'avais tombé le pardessus pour un blouson de toile façon tennisman.C'était le printemps quoi. Elle avait même tenu à faire un peu de rangement en enlevant surtout les piles de vielles paperasses qui encombraient devant nous le bas de la cloison. Ce qui rendait visible de l'autre côté la présence de personnes ou leurs passages. Toutefois on ne voyait pas leurs visages mais seulement le niveau de leurs épaules et un peu en dessous. Un jour que j'étais seul je m'aperçus aussi que depuis l'autre côté si on ne pouvait pas voir non plus nos visages en revanche on voyait très bien sous les bureaux vu que ceux-ci n'étaient pas fermés sur le devant. Et je n'allais pas tarder à m'apercevoir de l'importance de ce détail. Ma collègue revenue d'un jour de congé, une livraison importante de matériel eut pour effet de multiplier les visites des deux jeunes d'en bas qui eurent à monter pas mal de paquets et à en déposer le contenu dans le fond de la bandothèque. Si de nos bureaux on ne pouvait toujours pas les voir entrer dans la partie classement en revanche désormais, par le bas de la cloison récemment dégagé, on pouvait suivre leurs allées et venues et leurs points d'arrêt. Aussi assez rapidement je remarquais que l'un d'entre eux (j'ignorais lequel ne pouvant voir leurs visages) semblait ralentir un peu en passant devant nous, ou plus exactement devant nos bureaux ou disons à la hauteur de nos bureaux. Une fois, comme l'un des deux jeunes semblant seul dans le local s'arrêta carrément et se tourna une ou deux secondes dans notre direction. Je me levai d'uu bond et jetai un coup d'oeil rapide vers ma collègue qui bien que paraissant absorbée par son travail n'en eut pas moins ce mouvement habituel qu'elle avait souvent quand je m'approchais d'elle de croiser les jambes ce qui avait pour effet de faire remonter sa jupe au-dessus du genou. Cet effet était-il voulu et surtout m'était-il destiné, n'était-ce pas plutôt un comportement habituel et propre au à de nombreuses femmes ? Et n'étais-je pas bien présomptueux de m'imaginer autre chose ? N'empêche qu'au cours de la journée je réitérai plusieurs fois, sous le prétexte d'une paperasse quelconque, mon approche vers son bureau et qu'à chaque fois ses jambes se croisaient au plus vite et sa robe remontait. Si à chaque fois je les voyais se croiser c'est qu'à chaque fois, avant que je me lève, elles ne l'étaient pas. Comme j'avais remarqué depuis longtemps, surtout au début où même à mon approche elle ne changeait pas sa position, qu'elle avait une certaine tendance à les maintenir assez écartées, je me demandais pourquoi j'avais l'impression que désormais en les croisant rapidement elle rectifiait la position comme si elle était prise en faute, en tournant aussitôt la tête vers moi comme pour accaparer au plus vite mon attention sur son visage. Ce soudain accès de pudeur me laissait perplexe. Ecarterait-elle pour quelqu'un ? A-t-elle remarqué la vue parfaitement cadrée du dessous de son bureau avec sa chaise bien au milieu et donc habituellement garnie de ses jambes, que l'on a de l'autre côté par-dessous la cloison sans avoir ni à se baisser ni à se dresser sur ses ergots ? Une sorte de voyeurisme naturel, qui va de soi quand on passe par là. A peine si on doit tourner un peu la tête tout en continuant son chemin sans même ralentir vraiment son allure surtout si en prévision de l'aubaine on l'a déjà ralentie juste avant pour mieux se rincer les mirettes. Ayant visionné un porno un dimanche au soir, je n'ai pas pu m'empêcher le lundi matin de l'envisager en parfaite salope. Cela a duré un moment et puis je me suis ravisé avec un sentiment de gêne envers mes propres pensées. Cette femme qui me parlait souvent non sans tendresse de son gamin et surtout de son mari qui n'était pas fonctionnaire lui et dont elle semblait en tout cas admirer la situation mirobolante de cadre sûrement supérieur dans une entreprise tout à fait branchée, comment ai-je pu lui prêter des intentions aussi triviales pour ne pas dire vulgaires ? J'avais presque un peu honte mais dieu merci je ne l'avais pas imaginée avec une bite dans la bouche comme ça se produit presque automatiquement avec toute femme rencontrée après qu'on a visionné un porno (comme moi la veille au soir). Si je fus conforté dans cette vision plus normale des choses en constatant par exemple que les allées et venues des deux garçons semblaient se faire à un rythme plus soutenu et surtout sans le moindre ralentissement, je subis une sorte de choc en retour en m'apercevant, et alors qu'elle se levait, que ma collègue, que je n'avais pas vu arriver, était ce jour-là en pantalon ! Il n'en fallut pas plus pour qu'aussitôt toutes mes mauvaises pensées reviennent au galop ! Et si c'était effectivement une salope ? Évidemment c'est pas spectacle tout le temps, le show a ses jours de relâche ! Et si c'est pas professionnel, c'est bien à une sorte de peep-show bureaucratique qu'elle se livre mine de rien. Elle a simplement oublié la pancarte "Interdit aux moins e 18 ans" ! De toute façon le mal est fait (qu'y a-t-il eu exactement, peut-être rien) et puis non seulement elle est à nouveau dans une période pantalon mais les deux jeunes du rdc ont disparu faute de matériel à monter. Je vais donc en profiter pour redevenir sérieux en mettant sur le compte du blues des bureaux ce besoin récurent de fantasmer dans le vide sur des rapprochements hasardeux dus à de simples coïncidences. Du reste je remarquai que ses pantalons ne changeaient pas grand-chose à ses jeux de jambes sauf peut-être qu'elle les tenait beaucoup plus souvent écartées, même lorsque j'approchais, et cela très probablement et simplement par crainte de les froisser car elle n'était pas du genre jeans. Mais cela n'eut qu'un temps car un beau matin elle se pointa à nouveau avec une jupe plutôt courte, pas mini mais presque. Ayant un peu perdu l'habitude de surveiller son maintien de jambes je regardais essentiellement mon bureau et les paperasses que j'y remuais de temps à autre, moitié pour la frime moitié par désoeuvrement. C'est à un tremblement de paupière que j'attribuai d'abord l'impression d 'un passage de l'autre côté de la cloison, mais quand je le vis nettement se produire dans l'autre sens, il devint indéniable que les petits gars du dessous avaient repris leurs gentilles visites. Pour quel motif au juste ? (à suivre)
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Des Trous Dans La Raquette Genres, orientations, pratiques... Les non-dits de la sexualité
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Quelques réflexions ou références glanées ça et là dans des ouvrages d'hier ou d'aujourd'hui au sujet d'aspects ayant échappé aux clichés, rabachages et mises sous le tapis généralement servis quand on se documente sur la sexualité. On essaiera même de ne tétat ici que de ce qu'on ne trouve pas (ou difficilement) ailleurs. De mettre au jour ce qui est trop longtemps passé sous les radars et d'appeler un chat un chat. Dès les années 60 un sexologue américain déclarait que la répartition entre hétéros et homos est toujours abusive quel que soit le pourcentage retenu pour les deux genres. En effet selon lui tout le monde est bisexuel même si peu de gens le savent, l'ayant toujours ignoré, oublié ou refoulé. Freud considérait quant à lui que tous les enfants sont bisexuels et que l'orientation entre les deux sexes se fixe au moment de l'adolescence (après une période homosexuelle chez le garçon). Et je me dis que Freud avait sans doute raison quand je repense à ma propre enfance et à ce jour où à l'école maternelle, pourtant si timide, je m'enhardis à glisser ma main sous la jupe de ma petite voisine pour une brève mais délicieuse sensation de chaleur et de douceur qui n'eut lieu qu'une seule fois, n'ayant pas osé réitérer mon geste. (On avait dit bi ! J'y viens) C'est l'année suivante à l'école primaire où, toujours en classe, mon voisin me prit la main et l'introduisit par sa braguette ouverte dans son pantalon. Et là encore la sensation ressentie ne fut pas moins délicieuse augmentée par le côté inattendu de la situation et le regard de complicité amusée que me renvoya mon petit camarade et ce sentiment d'intimité sans pareille qui semblait, à l'insu de toute la classe et du reste du monde, tout à coup nous unir. Si ces deux anecdotes suffisent sans doute à qualifier mon orientation comme relevant des deux bords, elles furent toutefois l'une comme l'autre sans lendemain et en conséquence à ranger au mieux dans la catégorie du touche-pipi occasionnel. D'autant que déjà à la même époque une autre pratique dans ce domaine m'occupait davantage : l'attouchement solitaire. Toutefois, il ne s'agissait pas encore tout à fait de ce qu'on appelle communément masturbation car je ne m'empoignais que très rarement le pénis, préférant le frotter ou le trifouiller du dehors, ma main caressant ou malaxant la braguette de mon pantalon. Et je ne tardais pas à découvrir qu'en bourrant dans mon slip un grand mouchoir ou mieux une serviette de table j'augmentais encore mon plaisir en maniant à pleine main toujours de l'extérieur le gros renflement ainsi obtenu de mon pantalon sous lequel je sentais se gonfler et se tendre mon pénis d'enfant. Les jeudis après-midi, dans la solitude de ma chambre, en attendant de tout remettre en ordre sur moi avant la rentrée de ma mère, jusque vers mes six sept ans, je continuais de pratiquer ce jeu dont je tirais des sensations de plus en plus fortes. Au point qu'une fois la tension intérieure fut si élevée, mon coeur se mit à battre si fort que j'en ressentis une sorte de malaise. Je fus persuadé d'avoir déclenché en moi une crise qui m'inquiéta et me fit mettre un terme à ces manipulations qui pouvaient peut-être se révéler dangereses. En y repensant bien des années plus tard je me suis dit que bien sûr ce paroxysme de tension nerveuse et de coups au coeur pouvait évoquer l'orgasme. Mais à l'âge que j'avais alors, cela me paraissait un peu prématuré au sens propre du terme. C'est alors que je découvris dans un livre sur la masturbation (Histoire de l'onanisme-PUF) ce passage stupéfiant : chez le garçon le mécanisme assurant l'éjaculation est en place et susceptible de fonctionner dès le plus jeune âge et bien avant la puberté même si aucune semence ne s'échappe, le sperme n'étant pas encore secrété. Par contre les connexions nerveuses conduisant à l'orgasme étant déjà valides, l'enfant jouit à sec ! Effectivement, je n'avais jamais mouillé mes linges au cours de ces pratiques mais les spasmes de plaisir intense comme je les avais ressentis ! La première sensation fut d'ailleurs si intense que cela m'inquiéta au point de me persuader que je m'étais détraqué quelque chose et qu'il valait peut-être mieux marquer une pause avant de risquer de m'estourbir pour de bon. Pas étonnant, comme je l'appris plus tard, qu'on appelle parfois l'orgasme "la petite mort" ! Et comme je l'appris aussi je n'étais pas le seul à découvrir par moi-même cette activité contrairement à l'opinion rabachée selon laquelle un enfant ne peut avoir été initié à cela que par un adulte plus ou moins pervers. Bref j'étais bien dans les prémisses de la vie sexuelle et donc vouée pour longtemps encore au plaisir solitaire. Avec toutefois des améliorations dans le rendement de ce qui se rapprocha peu à peu de la masturbation classique avec une prise en main entière et plus ferme de mon appendice. Au point qu'un soir je mouillais mon drap d'une substance visqueuse qui n'était sûrement pas de l'urine. Bref je jouissais toujours mais plus du tout à sec ! Et ce plaisir solitaire boosté aux fantasmes c'était la sexualité dédiée aux adolescents (pour avoir des relations sexuelles, il faut pouvoir coucher et découcher car on n'imaginait pas de faire l'amour autrement que dans un lit, ce qui était impossible quand on devait renter tous les soirs chez ses parents). Ce fut du même coup ma première expérience sexuelle dont on peut remarquer qu'elle eut lieu entre moi et moi et que donc on peut même parler d'une sorte d'homosexualité. Le caractère homosexuel de la masturbation peut d'ailleurs être étayé par l'expression argotique selon laquelle pour "se masturber" on dit "se taper une queue". Le fait est que même quand il s'agit de la sienne, cela pose question. (D'où sans doute cette extrême rigueur des homophobes dans ce domaine pour lesquels "un homme un vrai ne touche jamais sa queue, à peine pour uriner"). Aussi pour caractériser la sexualité de l'adolescent on préférera le terme plus approprié d'autosexualité.
Précisons que bisexuel ne désigne pas l'identité sexuelle d'un individu (qui serait double et qui se sentirait tantôt garçon tantôt fille) mais seulement l'orientation de ses goûts qui peut le conduire, si c'est un garçon et tout en restant garçon, à aimer indifféremment une fille ou un autre garçon. Cette précision n'est pas inutile car pour beaucoup de gens, en particulier pour les hétéros plus ou moins homophobes ou primaires, un homme ne saurait ressentir un attrait pour un autre homme sans se féminiser dans son âme ou dans son corps. (Syndrome funeste de la cage aux folles). Cela me fait penser à ce que ressentiraient la plupart des homosexuels à l'idée de se transformer en femmes. Eux qui ne les aiment pas, ce serait un cauchemar permanent. Chez la plupart des gays, la féminité est tout simplement évacuée. Et la fameuse question des hétéros, "des deux qui fait l'homme, qui fait la femme" n'a en réalité aucun sens. (La réciprocité actif / passif est très souvent la norme, étant précisé que celui qui "reçoit" ne se sent pas pour autant une femme d'autant que cette pratique provoque souvent chez le "passif" une érection des plus dures accompagnée parfois d'une éjaculation phénoménale ! Si un des deux s'habille en femme on à faire à un trans ou un travesti, ce n'est plus pareil et celui qui le pénétre s'imaginant plus ou moins baiser une femme cesse à proprement parler d'être homosexuel. L'homosexualité ne peut concerner que deux garçons ou deux hommes n'ayant en rien renoncé à leur nature masculine.
*************************************************************************************** LE MORALISME AU PRIX DE LA PUDEUR PUBLIQUE ? Et si l'étalage éhonté des turpitudes sexuelles (radio, presse) en plus était contreproductif ? Plus on étale les délits ou crimes sexuels plus on les banalise et plus ils se répandent ! (C'est un vieil adage qui autrefois était suivi à la lettre afin que la publicité de ces affaires ne serve pas de déclic dans les esprits faibles et frustrés toujours en mal d'exemples à suivre en ce domaine...) **************************************************************************************************
(à suivre)
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Les fantasmes de Janet (à venir)
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Humour
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Blagues
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Petites Annonces
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Le langage de la pornographie
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1- Textes Les textes ci-dessous proviennent de la série de romans-photos "Color Climax" que l'on trouvait parmi d'autres dans les sex-shops des années 80. Il s'agit donc d'ouvrages (textes comme images), qualifiés de vulgaires par certains, voire orduriers, comme Michel Tournier qui considérait ces produits et la pornographie de sex-shop en général comme "la poubelle de l'érotisme". Si je ne suis pas loin de partager son opinion dans certains cas, du point de vue qui nous occupe ici (étude de son langage), je ne la trouve pas moins intéressante pour autant, bien au contraire. Mais il faut tout de même ajouter que dans ce domaine, n'en déplaise aux tenants de l'érotisme bon teint, le malheur veut que plus c'est vulgaire plus c'est excitant.
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Les tenants de l'érotisme bon teint veulent se préserver de toute "vulgarité". Mais dans le domaine du porno le malheur veut que plus c'est vulgaire plus c'est excitant.
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2- Titre et commentaires Principalement ceux des vidéos éditées sur les plateformes X dont le titre est déjà tout un programme et en soi suffisamment éloquent pour ce qui est d'outrepasser les bonnes manières ou les conventions. Idem pour les commentaires laissés par les visionneurs. "Marina loves anal" Elle y prend gout à venir de temps en temps se faire casser l'oignon Tu es vraiment une splendide salope, mon homme adorerait te prendre. Wow! She has purrfuct teats, sweet nipples, and has delicisous rosebud I'd want to Vacum after cock cums out
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Poésie érotique
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Chambre garnie
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ARTICLES, NEWS et DOCUMENTS
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Vaginette version anus
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SEXOLOGIE DANS PRESSE, MEDIA, WEB
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L'EDGING Retarder son orgasme, pour décupler son plaisir et arriver à un climax plus intense : voilà le principe de l’edging, aussi appelé le peaking. (à suivre)
Les dangers de la pornographie La pornographie modifierait le cerveauLes scènes pornographiques, comme les substances qui créent une dépendance, sont des déclencheurs hyperstimulants qui entraînent des niveaux anormalement élevés de sécrétion de dopamine. Cela peut endommager le système de récompense de la dopamine et le rendre insensible aux sources naturelles de plaisir. Depuis l’avènement d’Internet, l’utilisation de la pornographie a atteint des sommets vertigineux. Pornhub, le plus grand site porno gratuit au monde, a reçu plus de 33,5 milliards de visites au cours de l’année 2018. La science commence à peine à révéler les répercussions neurologiques de la consommation de pornographie. Mais il est clair déjà que ses effets sont catastrophiques pour la santé mentale et la vie sexuelle de son large public. Avec de graves conséquences comme la dépression ou la dysfonction érectile, la pornographie semble transformer notre câblage neuronal. Dans mon laboratoire, nous étudions le câblage neuronal lié au processus d’apprentissage et de mémoire. Les propriétés des vidéos pornos en font un déclencheur puissant pour la plasticité, la capacité du cerveau à changer et à s’adapter en fonction de l’expérience. Étant donné l’accessibilité et l’anonymat que permet la consommation de pornographie en ligne, cela nous rend plus vulnérables que jamais à ses effets hyperstimulants. Impacts de la consommation de pornographie À long terme, la pornographie semble créer des dysfonctionnements sexuels, en particulier l’incapacité à atteindre l’érection ou l’orgasme avec un partenaire réel. La qualité de la relation conjugale et de l’engagement envers un conjoint semble également compromise. Pour tenter d’expliquer ces effets, des scientifiques ont établi des parallèles entre la consommation de pornographie et la toxicomanie. Par son évolution, le cerveau est programmé pour répondre à la stimulation sexuelle par une poussée de dopamine. Ce neurotransmetteur, le plus souvent associé à l’anticipation de la récompense, sert aussi à inscrire les souvenirs et l’information dans le cerveau. Ainsi, lorsque le corps a besoin de quelque chose, comme de la nourriture ou du sexe, le cerveau se rappelle où il peut aller pour retrouver le même plaisir. Au lieu de se tourner vers leur conjoint pour la gratification ou l’épanouissement sexuel, ceux qui ont l’habitude de consommer de la pornographie cherchent instinctivement leur téléphone ou leur ordinateur quand le désir se pointe. De plus, des explosions anormalement fortes de récompense et de plaisir provoquent une accoutumance exceptionnellement forte du cerveau. Norman Doidge, psychiatre, explique: «La pornographie satisfait à toutes les conditions préalables au changement neuroplastique. Lorsque les pornographes se vantent de repousser les limites en introduisant de nouveaux thèmes plus extrêmes, ils ne disent pas qu’ils doivent le faire parce que leurs clients développent une tolérance au contenu». Les scènes pornographiques, comme les substances qui créent une dépendance, sont des déclencheurs hyperstimulants qui entraînent des niveaux anormalement élevés de sécrétion de dopamine. Cela peut endommager le système de récompense de la dopamine et le rendre insensible aux sources naturelles de plaisir. C’est pourquoi les consommateurs sont de moins en moins excités par un partenaire réel... Pornographie : les associations de protection de l’enfance à l’assaut de TwitterL’Arcom (Autorité publique française de régulation de la communication audiovisuelle et numérique) a été saisie par des associations de protection de l’enfance pour inciter Twitter à empêcher les mineurs d’accéder à des contenus pornographiques présents sur son site. Six associations de protection de l’enfance dénoncent la présence de contenus pornographiques accessibles aux plus jeunes sur Twitter. Elles viennent de saisir l’Arcom, le régulateur français des médias, pour qu’il intervienne auprès du réseau social. « Susceptibles d’être perturbants pour les adultes, les contenus pornographiques, pédopornographiques et zoophiles sont insoutenables et terrifiants pour les enfants », s’indigne Armelle Le Bigot-Macaux, présidente du Conseil français des associations pour les droits de l’enfant (Cofrade). Pour les sites pornographiques, une vérification de l’âge prévue par la loi et réaffirmée en 2020Pour le cas particulier des sites diffusant des contenus à caractère pornographique, la loi du 30 juillet 2020 visant à protéger les victimes de violences conjugales est venue réaffirmer les obligations en matière de vérification de l’âge, qui sont codifiées à l’article 227-24 du code pénal. Le fait de diffuser un « message à caractère pornographique » susceptible d’être vu par des mineurs est ainsi puni pénalement, la loi précisant que le contrôle de l’âge ne saurait résulter d’une simple déclaration de l’internaute qu’il est âgé d’au moins dix-huit ans. Le président de l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom), dans le cadre des pouvoirs qui lui ont été confiés, a mis en demeure plusieurs sites pornographiques, en décembre 2021, de mettre en place un contrôle effectif de l’âge de l’internaute. Ces mises en demeure n’ayant pas été suivies d’effet, le président de l’Arcom a, en mars 2022, demandé au président du tribunal judiciaire de Paris, sur le fondement de la loi du 30 juillet 2020, le blocage des sites permettant à des mineurs d’accéder aux contenus à caractère pornographique, en violation de l’article 227-24 du code pénal. La CNIL a rendu le 3 juin 2021 un avis sur le projet de décret précisant, pour l’application de la loi du 30 juillet 2020, les obligations des sites diffusant des contenus à caractère pornographique. À cette occasion, elle a défini quelques grands principes afin de concilier protection de la vie privée et protection de la jeunesse par la mise en œuvre de systèmes de vérification de l’âge en ligne pour les sites pornographiques :
La CNIL préconise également, de façon plus générale, le recours à un tiers de confiance indépendant destiné à faire obstacle à la transmission directe de données identifiantes relatives à l’utilisateur au site ou à l’application proposant des contenus pornographiques. Par ses préconisations, la CNIL poursuit le double objectif d’empêcher les mineurs de consulter des contenus inadaptés à leur âge, tout en minimisant les données collectées sur les internautes par les éditeurs de sites à caractère pornographique. Pour la fonction de transmission d’une preuve de l’âge validé à un site, la CNIL recommande le passage par un tiers vérificateur indépendant, dont l’utilisation est placée sous le contrôle de l’individu. Ce tiers indépendant serait notamment chargé, d’une part, de retenir une ou plusieurs solutions permettant d’émettre une preuve de l’âge valide (voir ci-dessous) et, d’autre part, de garantir au site visité que l’utilisateur a l’âge requis pour accéder au contenu demandé au moyen de signatures cryptographiques permettant de vérifier l’authenticité de l’information et de sa source. Le démonstrateur développé par la CNIL avec Olivier Blazy, professeur à l’École polytechnique et le Pôle d’expertise de la régulation numérique de l’État (PEReN), fournit une modalité de mise en œuvre possible. Les mécanismes mis en œuvre dans cette preuve de faisabilité empêchent :
Une vérification forcément imparfaiteConcernant les dispositifs actuellement proposés sur le marché, la CNIL souligne d’abord que l’efficacité des outils de contrôle de l’âge est tributaire des règles de fonctionnement d’Internet, conçu comme un réseau ouvert, accessible librement aux utilisateurs comme aux éditeurs de sites. Si ce constat ne doit pas empêcher la poursuite des objectifs légitimes de protection des mineurs, il convient également de veiller à préserver les multiples bénéfices liés à ce modèle ouvert (innovation, liberté d’expression, autonomie des utilisateurs, etc.). (à suivre)
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